Epargne

Chômage et épargne : l’importance de l’épargne de précaution

20/04/2019

Par ses temps économiques quelque peu troublés, et malgré des signes de reprise, le risque de se retrouver au chômage est fréquent. Mais, comment faire donc face à cet éventuel coup dur ? Pour beaucoup, la réponse réside dans l’épargne de précaution et dans l’optimisation budgétaire. Petit passage en revue de pratiques inspirantes.

Votre avenir se joue au présent

600 euros, c’est le montant moyen que les ménages mettent de côté chaque année pour faire face au risque de chômage1. L’intérêt de cette stratégie d’anticipation ? Se constituer une épargne dite de précaution dédiée à ce potentiel coup dur. Ainsi, en cas de revenus moindres ou de versement tardif d’indemnités, ces fonds viendront aider à stabiliser votre situation financière et à faire face aux dépenses diverses. Avec cette approche pragmatique, on comprend donc mieux pourquoi les Français sont champions de l’épargne de précaution2.

Bien entendu, votre capacité d’épargne dépend de vos revenus. L’essentiel est d’avoir le réflexe de mettre de côté régulièrement pour le futur, afin d’assurer sérénité et sécurité à votre foyer.

Il faut aussi, que vos fonds restent facilement accessibles sans date de mise à disposition imposée. Qu’ils soient par exemple placés sur un support sans risque, idéalement rémunéré, à l’image des livrets d’épargne possédant une grande souplesse.

Un budget tout en équilibre

En situation de chômage, plutôt que d’annuler les vacances à la mer promises aux enfants, privilégiez une optimisation du budget de votre foyer. Elle aura pour objectif de maintenir un certain train de vie, en attendant que vous remettiez le pied à l’étrier.

Pour cela, faites d’abord le point sur vos revenus disponibles, et sur vos projets (formation, lancement d’une nouvelle activité professionnelle, …), avant de revoir les postes suivants :

  • Vos mensualités de crédits : penchez-vous sur les options de vos contrats en cours, comme votre assurance emprunteur ou votre assurance perte d’emploi. Éventuellement, renégociez vos prêts, voire faites racheter vos crédits (sous réserve de ne pas trop rallonger leurs durées et leurs coûts).
  • Vos contrats d’assurance et abonnements divers (téléphonique, presse, …) : demandez-vous si leur couverture n’est pas trop large par rapport à votre utilisation réelle.
  • Votre effort d’épargne : au lieu de le stopper net, optez pour un support flexible avec possibilité d’alimentation par petits montants, et de retrait facile en cas de coups durs ou de projet à financer. La souplesse des livrets d’épargne sera auquel cas votre meilleure alliée. Qui plus est, elle rémunéra votre persévérance et fera travailler votre épargne, jusqu’à 1% pour le livret Distingo.

Être au chômage peut arriver dans une carrière, mais inutile d’en avoir peur ! L’important est de garder une énergie positive, de rester réaliste en surveillant son budget tout en continuant à mettre de l’argent de côté.

A vous donc les bons réflexes !

« Parlons peu, parlons bien »
En toutes situations :
– Maintenez le réflexe d’épargne, adaptez juste vos mensualités à vos ressources.
– Évitez les supports d’épargne au rendement incertain. Priorisez ceux permettant de récupérer facilement des liquidités, et qui font travailler votre argent.
En cas de perte d’emploi :
– Repensez votre budget, pensez pratique et pragmatique au présent, sans oublier l’avenir.

 

1 Céline Antonin – Les liens entre taux d’épargne, revenu et incertitude : une illustration sur données françaises Sciences Po OFCE Working Paper, n° 19, 2018-05-09.
2 https://publications.banque-france.fr/liste-chronologique/observatoire-de-lepargne-reglementee

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