News

4 questions pour comprendre la Fintech

17/05/2019

Phénomène de mode ou véritable révolution en cours ? L’essor exponentiel des startups de la finance, communément réunies sous le vocable « Fintech », fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années. Sans que l’on sache exactement à quoi s’en tenir. Quel est le rôle de ces nouvelles entreprises dans le paysage financier ? Quelles applications pour les particuliers ? Voici quatre questions pour comprendre ce que sont ces Fintech.

La Fintech, c’est quoi ?

Le terme « Fintech » désigne les entreprises qui mêlent technologie et finance, essentiellement de jeunes startups qui constituent un écosystème à part. Leur point commun ? Elles ambitionnent toutes de faire bouger le système, de changer les choses en profondeur, de redessiner le paysage de la finance mondiale.

La Fintech est particulièrement bien développée en France. Fin 2017, on comptait pas loin de 300 startups de ce type. Cet écosystème en pleine croissance a même sa grand-messe hexagonale : la Fintech Révolution, organisée par France Fintech. Au niveau mondial, les acteurs de la Fintech mobilisent des investissements records : 4,57 millions d’euros pour le seul premier trimestre 2018 (1).

Que font les startups de la Fintech ?

Concrètement, les entreprises de la Fintech développent des solutions et des services dans tous les métiers de la finance : paiements, financements, investissements, assurances, gestion budgétaire, gestion de patrimoine, etc. Ces startups ont toutefois une particularité : elles sont positionnées sur des « niches » ou des produits très spécifiques, qu’elles ambitionnent de révolutionner grâce à des solutions innovantes en misant sur l’expérience client et l’instauration de nouveaux modèles économiques.

Néanmoins, de plus en plus, la Fintech tend à proposer de véritables alternatives aux acteurs traditionnels du secteur. C’est le cas notamment des néobanques ou banques en ligne.

Quelles applications pour les particuliers ?

L’un des aspects les plus visibles et les plus novateurs de la Fintech, c’est le développement de solutions à destination des particuliers dans les domaines de la gestion des finances personnelles, de l’épargne et du conseil en matière d’investissement.

Ainsi, les algorithmes remplacent petit à petit les conseillers de chair et d’os. Les « robo-advisors » (conseillers-robots) prodiguent des conseils en gestion de patrimoine à partir de calculs complexes. L’avantage ? La neutralité des recommandations, l’automatisation des stratégies, la promesse de performance, la réduction des coûts et la démocratisation de la pratique. Le tout à travers une utilisation 100 % en ligne, aussi bien sédentaire que nomade. Sans pour autant supprimer l’humain de l’équation, puisque les modèles financiers qui permettent aux robo-advisors de fonctionner sont définis et paramétrés par des gérants.

Autre exemple : la gestion du budget ou de l’épargne. Plusieurs startups de la Fintech proposent des services de gestion en ligne, notamment via des applications mobiles de suivi interbancaire (Linxo, Bankin’, etc.).

Quel impact sur le marché de la bancassurance ?

L’autre impact majeur de la Fintech concerne le secteur de la bancassurance. On oppose souvent les startups de la Fintech aux banques traditionnelles, comme si les premières devaient forcément se confronter aux secondes. Or, tous les acteurs du secteur ont à cœur d’améliorer l’expérience client tout en se conformant à des réglementations de plus en plus poussées (ce dernier point explique la croissance des « Regtechs », des entreprises spécialisées dans les réponses aux exigences de conformité).

La souplesse structurelle des startups de la Fintech s’allie à une connaissance client très poussée (issue de la Data Analytics) pour proposer des services finement adaptés aux besoins des particuliers. Sans pour autant les opposer aux banques historiques, qui n’hésitent plus à tisser des partenariats avec des startups innovantes pour développer et renforcer leurs propres services. Cette association est déjà perçue comme un nouveau modèle financier à part entière. Un modèle qui, heureusement, reste au service des consommateurs !

(1) Investissements dans les fintech : l’activité bat son plein – LesEchos.fr

#applications #finance #fintech #startups